parmis les innombrables ovoos de la Mongolie
Celui-ci attira mon attention.
Qui disait que la modernite et la spiritualite
n'etaient pas compatibles?
Non loin des montagnes dans la region de Kerman
Au sud-est de l Iran, Derviche Khan s'est installe,
Sourd et muet
Il est un temoin du silence.
Genereux de nous le faire partager,
Une centaine de sculptures
Nous raconte l histoire de sa terre.
Dans le silence audible de la pierre,
Dans la poesie statique de la levitation,
il s est attache a bouger ce qui n'y parait
Dans le bourdonnement inaudible de la gravite
Ce maitre a su tirer la pierre de son poids
Suspendus, comme des pendules,
Ces sortes de mondes en levitations
semblent avoir echapppes a leur destin
Que viens-tu chercher dans ce desert?
Que ton coeur soit sincere.
Car pour trouver les pierres percees
Sa femme toujours disaient,
que seul le Khan en etait capable,
Aide par son reve pour les trouver.
Ca conception de l art plastique est hors du temps.
Quarante ans de la creation d un instant.
Une constante.........
lorsqu il ne va pas de soit,
De discerner la premiere oeuvre de la derniere.
Mais que reste t-il des traces d un homme
Guide par son reve?
Il a su saisir dans le rythme du berger
La force qui le revet. Dans un manteau d'ete,
Des lambeaux de tissues, ou un pull perce,
En ceuillant ces pierres comme des fruits
Il a donne la pierre a la vie
Quel est ce maitre qui s est approche?
Qui l a elu, lui, comme temoin de sa terre?
Indestructible, et a l ecoute de Dieu
Il a su trouver sa terre
Et sa tache a accomplir
Pour que nul n attache d importance
Pour son infirmite
Darviche Khan est un maitre a penser
Un fou promis de la liberte
Autour de chacune d entre elles
Il a prier, danser, sacrifie
Ce grand de l islam Iranien
s est reapproprie l art de prier
Mais que cache tant de purete
Une famille construite sur la pierre
Un bel arbre centenaire, repere dans ce desert
Tronc sur la terre de Darviche khan.
Le silence qui s aboutit.........
Sa femme stimulant, encourageant, l infirme, qui s exprime
Car elle savait qu un jour, ici, les gens de loin viendraient prier.
Lui qui nous propose de rehausser son infirmite.
^maman, maman^ accourt le fils de Derviche Khan vers sa mere ^ a l ecole on se moque de moi, on dit que mon pere est devenue fou^.
Excuse nous derviche Khan, nous l'avons tous pense
Le silence du viel homme
Comment en temoigner?
Enfin ce travail s endort,
S etale sous le poids des ombres
Se couche dans le lit du torrent
Chaque annee quand vient ce delicieux moment
des fructueuses pluies,
Celles qui abreuvent les betes,
Et hydratent les bassins
Rend aussi les arbres a la terre, a celle qui lui appartient...
Ces arbres centenaires,
Rescussittes par une vie de prieres
qui versent dans une langue inconnue.
je chante de ce minuscule etre
Assit au fond, droit comme un hetre
D une ame echevellee, je chante pour cet etre
Ton travail est une source
A laquelle je me languis.
Asseche, sur cette terre
Ou je me suis traine
Tu es un maitre inespere,
A qui jamais je ne m arrete.
O toi Darviche
Que le temps a seme,
Que le reve nourrisse l idee,
Tu est un maitre, oui,
Un shaman des temps passes.
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