Accueil Date de création : 29/09/09 Dernière mise à jour : 16/05/12 18:42 / 88 articles publiés

UNITE sept frères face à une guerre  (De terre et de métal) posté le vendredi 02 octobre 2009 13:03

Texte D'aurore Languin "sept frères face à une guerre"

La terre gronde, tremble sous vos pieds, un nuage de poussière, comme sorti d’une brèche de la terre même, au loin, se rapproche à une vitesse vertigineuse. C’est une bande massive et fatale qui s’enlève du plus profond du Monde. Tout à l’heure tranquille, la voilà lancée pour une folle course attisée par le vent.

Voilà le bison, l’idée de la force-même, qui se rue sur vous, pauvres mortels qui, ce soir, avez laissé vos fusils préconçus au placard…

Approchez, n’ayez crainte. Ils veulent seulement nous rappeler, ces géants, ces puissants au destin tragique, nous rappeler que jadis ils ont fatalement croisé la route sanguinaire et grandiose de l’homme blanc.

Tigres, baleines, ours et loups, dodos et autres oubliés du règne animal, tous s’unissent derrière le bison, et d’un cri déchirant venu des profondeurs de leur jungle désolée, dénoncent l’homme avide, le conquérant, le commerçant, celui qui n’a cure de la vie qu’il bafoue. Vie bafouée, meurtrie, à jamais altérée sous les coups d’un prédateur de droit divin.

Sous les mains de Mathieu, ces puissants déchus de l’Histoire renaissent et s’élancent dans toute la force et la beauté de leur être. Cavalcade impétueuse, comme dernier sursaut d’une mémoire qui nous hante, visions macabres de prairies ensanglantées, devant lesquelles on ne peut qu’épancher les larmes amères d’un dégoût de nous-mêmes…

Ici revit une époque de plénitude oubliée, vivante par elle-même. Celle des grands êtres puissants et tranquilles, respectés et adulés de leur seul et occasionnel prédateur indien…

Respect sacré entre l’Homme et l’animal, entre l’Homme et la Nature, depuis longtemps relégué au rang méprisé des croyances superstitieuses par la culture occidentalisante, (n’avez-vous jamais remarqué ? Dans «occidental », il y a «occis»)...

Pourtant et bien-sûr, c’est nous-mêmes que nous contemplons, nous-mêmes qui nous est jeté à la figure, à la fois dans toute notre faiblesse, toute notre noblesse. Profondeur bestiale, primitive mais généreuse de la terre, et scintillement divin, éthéré mais cruel du métal.

C’est notre propre dualité que nous montrent ces scènes de vie et de mort. Le caractère grandiose et médiocre de tout être humain, sa générosité et sa cupide faiblesse. Beauté de l’art, horreur de la guerre. Des hommes continuent de donner, de se donner, alors que d’autres ont déjà tout pris, et plus que nécessaire. Accumuler, amasser, commercer, vendre et acheter et tuer…. Ainsi, le bison devient symbole des méfaits de l’avidité et de la fatuité humaines.

Mathieu veut crier, crier une vie oubliée de tous, que pourtant tous, jadis, nous partagions. Il ne s’agit pas de pleurer sur un âge d’or perdu, il s’agit de dénoncer un dérapage. Celui de l’homme belliqueux et conquérant venu d’Occident, vaniteux de sa science, persuadé de sa supériorité et indifférent aux multiples vies, animales et humaines, qu’il démonte petit à petit, à grands coups de génocides et de chasses sanguinaires.

Laissez-vous donc reprendre par la Nature, écoutez ces êtres qui grondent en majesté. Pour un moment, il s’agit de plonger dans un passé pas si lointain, où l’instinct et le cœur l’emportaient sur la raison calculatrice.

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Ulambator "maître de paix, maitre de guerre"  (De terre et de métal) posté le vendredi 02 octobre 2009 11:20

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Ulambator

L’œil paisible il regarde l’ensemble de ses frères avec autant d’intensité pour chacun d’eux. Ils savent eux aussi qu’il est là parmi eux, et qu’il les protège de la haine. Car il sait qu’il n’est pas nécessaire d’avoir de la haine pour être un guerrier. Plus haut que les autres, il est en retrait, comme protégé, car certainement le cœur de cette unité qu’ils représentent, tous ensemble. En quelques sortes il à en lui l’équilibre des forces permettant de combattre une entité abstraite qui elle aussi combat de façon abstraite et peut-être même sans trop savoir pourquoi, parce que la guerre est au cœur du monde, qu’elle est redoutable et nécessaire à l’équilibre du monde. Ulambator sait aussi que pour vivre il a besoin deses frères, ils sont sa chaire, son sang et que sa seul arme est sa force immense nourrit par le besoin de liberté et de paix. C’est pourquoi il est constitué de façon équilibrée de terre et de métal. L’un représente son appartenance au monde des vivants, et des vulnérables, et l’autre montre son appartenance à l’éternité, à la vie et au vent.

 

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Athon "fruit de la vie"  (De terre et de métal) posté le vendredi 02 octobre 2009 11:01

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Athon

Il veut se relever, il veut vivre. Il pousse alors de toutes ses forces sur ces pattes avant. Agrippé par la terre, vulnérable au milieu d’un monde impitoyable, il sait que rien au monde ne pourra lui enlever la volonté de vivre. Comme l’agneau qui vient de naître, c’est dans un souffle de vie qu’il rassemble l’énergie de tous les membres de son corps pour se mettre debout. Accablé par sa propre masse, il va lui falloir une force démesurée pour répondre à la terre qui l’englouti. Ce n’est pas pour dire que la terre représente la mort, cependant son rôle réside dans sa capacité à effacer rapidement les traces du temps et ne prend pas en compte les désirs de chacun, car ne renferme aucune pitié. Son sein est chaud comme la vie, et personne ne se plaint d’y être installé. Elle l’invite à le suivre non par la contrainte mais par la douceur et l’attendrissement. Cependant, son ventre énorme torsadé par l’effort s’oppose à cette force contraire par sa volonté de vivre. Il a bien conscience qu’il n’a pas le choix et ne peut s’abandonner à la douceur de la mort, car taraudé par l’envie d’être auprès des siens. Il l’a frôlé ici, il l’a vue dans les gouttes de sueurs froides défilants sur ses cils que la mort n’est pas si terrible, qu’elle est même une trêve certaine pour le repos éternel, mais la vie vaut s’en doute mieux avec toutes ces imperfections, le combat qu’elle nécessite chaque jour pour la conserver. Il se rappel alors sa mère qu’il leur a permis à tous d’être là réunis dans cette épreuve pour la vie, et la remercie de l’avoir mis au monde parce qu’il sent s’approcher le bonheur de se savoir entouré, d’entendre les souffles vivants, la respiration et son appartenance certaine à cette famille.

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Antenor "le feu du dedans"  (De terre et de métal) posté le vendredi 02 octobre 2009 10:55

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Antenor

Il affronte, et appel ses frères à le suivre, à se hisser à ses cotés pour ne constituer qu’une seule force. Arrive alors le moment de crier, «arrachez vous à la terre avec vos pattes arrières, redressez-vous et tenez vous debout, et affrontons ensemble ce qui peut nous séparer». Il est la force concrète autour de laquelle on vient se regrouper, celui qui aiguisé comme une flèche percera la brèche nécessaire à la survie. Léger et puissant, il est constitué par la force du vent qui peut se transformer en cyclone, il est brûlant d’un feu qui soufflé par le vent grandira et s’effondrera pour qu’il ne reste que des cendres. En lui même il représente déjà une entité d’influence, qui peut devenir immense s’il parvient à attirer autour de lui ses frères pour dessiner sur l’horizon une ligne enveloppante, comme sortit des profondeurs de la terre, entonnant un chant de guerre ou se mêle les sons sourds des sabots marquant leurs empreintes sur le sable, et celui du vent glissant sur leur masse charnue et trapue. Un pas devant l’autre dans une lente et écrasante progression, le rythme vient doucement à s’établir, jusqu’à ce que, ils finissent tous par sentir leur poids énorme qu’ils appliquent ensemble sur la terre, leur poil suivant la fuite du vent qui se manifeste par de longs sillons sur leurs pelages. C’est dans ce chant qui résonne encore aujourd’hui qu’ils se sont lancés comme des bêtes féroces, le cœur Legé vers une mort certaine et leur éternité.

 

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Itaque "la mort, l amour"  (De terre et de métal) posté le vendredi 02 octobre 2009 10:22

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Itaque

Il tourne le dos sans hésiter pour revenir sur ses pas et aider son frère à se relever même si se doit être au prix de sa vie. Il constate alors que son frère à perdu la volonté de vivre, et qu’il lui est alors impossible de le relever. Il s’acharne cependant en y appliquant toutes ses forces. Il est l’amour même, il pleurt toutes les larmes de son corps car Eneas ne trouve pas la volonté de se relever et ne peut dés lors rien faire. Exposée pendant ce temps, la partie arrière de son corps est entièrement constituée de terre, car définie sa vulnérabilité. En quelques sortes, lorsque l’on oubli son corps, c’est à dire l’appartenance matériel au monde celui-ci reprend sa forme initiale. Ce qui peut paraitre puissant est ici noyé par le poids des larmes. Il n’a cependant aucune envie de blâmer son petit frère qu’il a vu grandir et dont il connait les faiblesses et les qualités, mais ne connait pas réellement la force de sa volonté, ce qui le plonge dans le doute de savoir s’il veut vivre ou non. Il suffirait d’une larme de volonté de la part d’Eneas pour qu’il puisse le relever, et il attend de toute la force de son amour pour lui que ce moment arrive.

 

 

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